Nouveau rebond du chômage partiel dans la branche

L’Hébergement Restauration a déclaré plus de 761 000 de ses salariés en chômage partiel sur le mois de mars, pour un total de 85 millions d’heures. C’est 37 000 salariés et 13 millions d’heures de plus qu’en février. La branche est le seul grand secteur à déclarer encore la majorité de ses salariés en activité partielle. Mais faute d’un accord de branche signé par les partenaires sociaux, seuls 5 000 d’entre eux bénéficient d’un accord d’Activité Partielle de Longue Durée (APLD), à l’image de celui conclu chez Louvre Hotels Group.

L'Hébergement Restauration a déclaré plus de 761 000 de ses salariés en chômage partiel sur le mois de mars, pour un total de 85 millions d'heures. C'est 37 000 salariés et 13 millions d'heures de plus qu'en février. La branche est le seul grand secteur à déclarer encore la majorité de ses salariés en activité partielle. Mais faute d'un accord de branche signé par les partenaires sociaux, seuls 5 000 d'entre eux bénéficient d'un accord d'Activité Partielle de Longue Durée (APLD), à l'image de celui conclu chez Louvre Hotels Group.

Emmanuel Macron a annoncé le 29 avril que le dispositif actuel d'activité partielle serait prolongé à l'identique jusqu'en juin 2021. Les salariés des secteurs protégés, dont les HCR, continueront donc d'être intégralement pris en charge par l'Etat et l'assurance chômage. Mi-avril, la ministre du Travail Elisabeth Borne avait annoncé que le dispositif resterait également ouvert jusqu'à fin juin pour les travailleurs saisonniers récurrents. Photo : Peter - Adobe Stock

Des records statistiques dont la branche se serait bien passée… En mars 2021, les salariés de l’Hébergement Restauration représentaient plus de 33 % de l’ensemble des salariés déclarés en chômage partiel. Alors qu’il tend à diminuer depuis décembre 2020 dans les autres secteurs, il continue d’augmenter dans la branche H&R. Celle-ci pèse même 43 % des heures déclarées pour mars (85 millions VS 197 millions d’heures).

En revanche, les accords d’Activité Partielle de Longue Durée (APLD) font un flop dans les HCR. Seuls, à ce jour, 5 116 salariés en bénéficient sur les 246 000 sous APLD dans l’ensemble des secteurs. L’exemple de Louvre Hotels Group, qui a signé dès décembre 2020 un APLD avec les syndicats de salariés, reste l’exception.

Un accord national de branche sur l’APLD conclu par les partenaires sociaux aurait eu sans doute un effet d’entraînement sur les entreprises. Malheureusement, il n’a pu être conclu, faute d’un nombre suffisant de signataires parmi les syndicats de salariés.

Selon le ministère du Travail, le faible recours à l’APLD s’expliquerait  « en partie » par la nature de la baisse d’activité. Celle-ci n’étant pas due à un recul de la demande mais aux fermetures administratives, les entreprises anticiperaient dès lors une nette reprise d’activité dès les restrictions sanitaires levées.

Cette projection semble réaliste pour la Restauration, qui s’appuie d’abord sur une clientèle locale et nationale. Elle l’est beaucoup moins pour l’Hébergement, qui dépend beaucoup plus des clientèles internationales, or leur retour sera très progressif. Les grands opérateurs ne s’attendent pas à retrouver avant la fin 2021, au minimum, un niveau d’activité comparable au marché d’avant la crise sanitaire. Un accord APLD prendrait donc tout son sens.

77 % des salariés de la branche étaient en chômage partiel en mars 2021

 

Source : Dares, enquête Acemo, avril 2021 
Champ : salariés du privé hors agriculture, particuliers employeurs et activités extraterritoriales ; France (hors Mayotte).
Avertissement : Ces données sont susceptibles de révisions
Tableau : HR-infos

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